Test sport : Le foot corpo

Salut à toi l’homo Sapiens. Alors, comment va ? Qu’est-ce que tu fais de tes week-ends en ce moment ? J’espère que tes bonnes résolutions ne sont pas déjà tombées à l’eau ? Personnellement, en plus du crossfit, je fais partie d’une équipe de foot corpo, et je me suis dis que ça pourrait intéressé si comme moi tu n’as plus vraiment le temps de t’investir dans un club et te frapper 3 entraînements par semaine pour pouvoir jouer le week-end.

C’est comme ça que je me suis inscrit dans une équipe de football dit de « loisir » à 11. Le principe est simple, tu as un match tous les samedi/dimanche, aucun entrainement dans la semaine, le tout régis par une ligue de football amateur qui organise un championnat départementale. Dans l’idée tu te dis que c’est chouette et que c’est un bon moyen de retrouver les terrains sans vraiment investir trop de ton temps. Oui mais voilà, il y a deux-trois trucs que tu dois savoir si tu veux rejoindre cette brillante compétition.

Tout commence par les horaires, car si tu veux jouer, tu as intérêt à te lever tôt. En général le match est à 9h du mat’ qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige. Bon la dessus ça peut varier en fonction de ton championnat en vérité, tu peux te retrouver à jouer le lundi soir ou tout autre soir de la semaine après le boulot. L’avantage c’est que c’est forcément à un moment où tu es sensé être dispo. Franchement ce point là est clairement le point positif de cet article et tu vas voir qu’ils ne sont pas nombreux. Car le vrai fléau dans cette compétition, ce sont les joueurs, et je te propose de retrouver ci dessous le 11 type d’une équipe Corpo dans toute ça splendeur.

  • Le Gardien :

C’est bien souvent le joueur le plus âgé de l’équipe, parfois même celui qui l’a fondé. Il aime donné les conseils depuis son panorama du fond du terrain et en général quand il prend un but ce n’est jamais de sa faute. Le genre « y a un gros problème en défense » pour les connaisseurs. Son rôle n’est pas facile car il passe pas mal de match à s’emmerder, isolé dans sa surface. Franchement, il est loin d’être celui à blâmer dans l’équipe car c’est déjà bien beau d’en avoir un récurrent. C’est comme ça qu’on se retrouve régulièrement à faire jouer 4 gardiens différents dans un match. Le meilleur moyen de complètement désordonner ton équipe si tu veux mon avis.
Le gardien, c’est le papa de l’équipe, ses dégagements sont bien souvent approximatifs, ses sorties sont hasardeuses mais de temps en temps il te sort une parade qui rappelle qu’il est là et que c’est lui le patron au final.
A tous les gardiens des sunday league, je tiens à tirer mon chapeau au plus bas. Même si vos équipes ne le font pas, elles vous doivent un grand merci ! Venir se peler les fesses le samedi matin pour avoir 1 arrêt à faire, le rater et se faire engueuler, faut vraiment aimer le foot pour y revenir le week end suivant.

  • Le découpeur :

Avant on l’appelait le stoppeur. C’est le patron de la défense et il sait le montrer sur le terrain. Le premier attaquant qui croise son chemin repart avec une jambe en moins. C’est le tarif, bonjour monsieur, CRAAAAAAAAAAC, au revoir monsieur, ne revenez pas. C’est d’ailleurs lui qui cumule le plus de cartons blancs et le plus de « Eh ho je ne me suis pas levé un samedi matin pour me blesser » ou autre « y’en a qui bossent lundi ».
Le découpeur, il est précieux dans une équipe, non pas par sa qualité défensive et ses relances propres mais bien pour son impact physique sur le jeu. Il est bien souvent à l’origine des échauffées sur le terrain et de la mauvaise ambiance. Il le fait pas exprès mais quand il vient jouer c’est pas pour rigoler, il a une collection de tibia à agrandir, faut pas lui en vouloir.
Le pire dans tout ça, c’est qu’en dehors du terrain, ce type là c’est une crème mais le synthétique, c’est comme la pleine lune pour les loups garous, ça le transforme en bête féroce assoiffée de sang.

  • La mobylette :

Défenseur latérale la plupart du temps, c’est ce joueur qui balle au pied va plus vite que toi en trottinette. Tu sais pas comment il fait, comment à 30 piges, en étant sorti la veille il arrive encore à te prendre 20 mètres sur une course de 30…
Cette mobylette est précieuse mais est assez relou pour le coté opposé. Et oui mon bon Sapiens, si tu joues à gauche alors que la mobylette est à droite tu vas pas voir un ballon du match. C’est comme ça le foot corpo, on a pas beaucoup de points forts donc quand on met la main sur un bon joueur, on l’exploite à fond. Je veux d’ailleurs bien croire que ce mec là est content de venir tous les samedi matins.
Etant en plus de ça, bon footballeur, il va avoir à son actif, plus de but que l’attaquant de pointe, mais il n’est pourtant pas la star de l’équipe, il se fera d’ailleurs chambré dès que l’occasion en sera donnée. Sympa l’ambiance non ? Après tout on est quand même là pour rigoler.

  • L’ancien rugbyman :

Ah l’ancien rugbyman ! Je l’adore celui là, déjà parce qu’il a pratiqué un très beau sport et surtout qu’il a un sens de l’ordre et de la discipline. En revanche, en tant que deuxième défenseur centrale, la seule chose qu’il s’est vraiment bien faire c’est frapper dans le ballon. Seul, pas seul, il s’en tape, lui c’est le buffle, la force pure. Quand il voit le ballon, il ne se pose pas de question, il envoie un missile droit devant et alea jacta est !
Parfois ça termine en passe décisive, parfois… euh ben non. Dans la surface adverse, sur corner, il fait le ménage et peut récupérer la balle assez régulièrement, surtout quand l’arbitre n’est pas bien réveillé ce qui arrive extrêmement fréquemment dans ce genre de ligue. N’essaie même pas de défendre dessus, tu vas te retrouver plaqué au sol avec une ou deux chicos en moins.
Mais l’avoir dans son équipe, ça rassure. Pas forcément au niveau défensif car on ne sait jamais ce qu’il peut se passer quand il décoche l’un de ces boulets de canons, non non plutôt dans le cas où l’adversaire, bien ancré dans sa mentalité de footeux va chercher à lancer une générale parce qu’un tacle un peu irrégulier l’a plongé au sol alors qu’il entamait son 72 ème passement de jambe sur place.

  • Le maladroit :

Bien souvent à l’opposé de la mobylette, le maladroit, c’est ce joueur qui vient tous les week ends avec plein d’envie mais qui malheureusement n’a pas la technique à la hauteur de ses espérances. Ca passe par un contrôle raté en tant que dernier défenseur, une transversale dans les tribunes pour « changer le jeu » ou encore un dribble ou un crochet effectué à la vitesse d’une tortue qui fini par le faire tomber…
Franchement ce joueur, c’est un élément essentiel de l’équipe, alors ne le blâmes pas mon bon Sapiens, car sa place, crois moi tu ne la voudrais pour rien au monde, à part si tu es un profil mobylette.
L’arrière latéral, on lui demande de défendre, de s’aligner avec le découpeur qui donne le ton du placement pour le hors jeu, mais en plus on lui demande souvent d’apporter offensivement. C’est clairement du suicide parce qu’avec notre niveau d’entrainement, deux aller-retours et c’est plié, direction vestiaire.

  • Le seul non fumeur :

Un bon numéro 6, dans une équipe de foot corpo, ça peut clairement changer la donne. Le mec qui a 3 poumons, jamais fatigué, agressif sur tous les ballons, propre dans la récupération, pas mauvais dans la relance, voilà de quoi ravir les supporter s’ils venaient. Clairement c’est le joueur qui peut donner le ton du match. Les jours de grande forme, il est impérial, les jours de petites formes, il est juste bon.
Il est précieux sur le terrain et c’est bien souvent celui qui a joué le plus longtemps en club. Souvent jovial, il encourage sans cesse son équipe, même à 0-8, comme si il valait encore la peine d’y croire.
Bien sur à la fin du match c’est le seul qui ne clope pas. Il peut même s’enjailler d’un petit « tu devrais pas fumer après le sport, c’est le moment où tes alvéoles pulmonaires sont les plus dilatées ».

  • La starlette :

Tantôt incroyable, tantôt insupportable, la starlette a passé trop de temps la main dans le slip devant les classicos Messi-Ronaldo. Pour lui, le foot c’est dribbler et passer son adversaire. En soit ça peut être efficace si derrière il lâchait le ballon, mais il préfère nettement le conserver un peu pour voir s’il peut passer tous les joueurs adverses.
Il pourrait être « le seul technicien » mais son comportement sur le terrain rend tellement fou que le surnom de « starlette » lui colle à la peau. Toujours à faire des petits bruits avec sa bouche, à se jeter par terre dès qu’il perd le ballon, dans ton équipe tu sers les dents, mais quand tu trouve celui de l’équipe adverse, tu n’as qu’une envie, c’est de le tacler. Etrange comme on change de comportement sur un terrain n’est-il pas ? C’est comme en voiture, on devient des robots avides de sang et de nervosité.

  • Le capitaine :

Il peut être à plusieurs postes, numéro 10, numéro 5, gardien ou encore numéro 6. Clairement il applique à la lettre le « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ». Autant le seul non fumeur est un vrai moteur pour son équipe, autant le capitaine passe plus de temps à gueuler contre ses joueurs ou l’arbitre qu’à taper dans le ballon.
En général, il aime en début de match rappeler les consignes footballistiques « jouez tout sur la mobylette »,  » personne ne parle à l’arbitre », « vu qu’il y a du soleil j’ai choisi le terrain ». Il connait le capitaine de l’équipe adverse vu qu’ils ont échangé des textos pour confirmer le match. Il est incollable sur les équipes et leurs performances. En tant que capitaine, il gère les changements, ce qui en soit n’est pas franchement nécessaire, puisqu’en général on est tout juste 11 à se lever le samedi matin. Mais parfois le choix lui est imposé, alors il décide de sortir celui qui ne s’en plaint pas ou décide de se sortir lui même pour éviter les plaintes. Sympa non ?

  • Le remplattaquant :

On est sur du bon vieux 4-3-3 des familles, bercés par la ligue des masters de PES. Et du coup devant, les latéraux sont sur de ne pas jouer tout le match. C’est stratégique en même temps, remplacé un attaquant sur une aile, ça ne risque pas de compromettre les performances de l’équipe. Au pire le remplacement est payant et le super sub nous en plante un, au mieux ce n’est pas de sa faute si on perd.
Tu l’auras compris, c’est la place à laquelle je joue. Donc en général, ce joueur va rentrer pour prendre une autre place que la sienne, va faire un tour en cage si personne ne veut y aller et finira par ressortir. Idéal pour bien rentrer dans le match.
Mais en même temps si comme moi tu y vas pour t’amuser, tu seras déjà content de jouer.

  • Le grand :

Notre numéro 9 ! Pourquoi ? Parce qu’il est grand bien sûr ! Et il reprendra de la tête tous les centres qui ne lui seront jamais adressés. Si tu veux mon avis, c’est l’un des postes les plus salops du foot corpo. Tout le monde s’attend à ce que tu marques des buts mais personne ne te met jamais en condition pour y arriver. Tu reçois de temps à autre un saucisse envoyée directement par le rugbyman que tu dois exploiter tant bien que mal face au découpeur adverse.
Sur les coups de pieds arrêtés, il est pris par 2 joueurs parce qu’il es grand. En gros, son rôle c’est celui d’appât et il ne sera pas rare qu’il ne touche pas un ballon correct du match.

  • Le tireur de coup de pied arrêté :

Pour finir, et parce qu’il en faut bien un. Le tireur de coup de pied arrêté prend ses responsabilité en cas de coup francs et de corners. Même s’il n’est pas mauvais tireur, on est loin de David Beckham comme tu t’en doutes. Mais il arrive qu’il en plante un en lulu de temps en temps ce qui lui donne le droit de tirer les 17 suivants.
Mais en même temps, chaque fois qu’un autre se lance pour tirer, c’est le drame absolu, le taux de mortalité des pigeons augmente en flèche donc pour la bonne santé de tous, il vaut mieux le laisser tirer.
En revanche il lui faut un mental d’acier, car avec les responsabilités, viennent les critiques et les chambrages ! Alors méfies toi mon bon Sapiens, si ce rôle te plait, il faut en assumer les conséquences.

En bonus, l’arbitre a souvent une bonne centaine d’année, des problèmes de vues et n’est là que pour faire sa marche rapide de la journée, le tout sur un terrain non sans rappeler la bataille de Verdun. Les vestiaires et les douches sont des frigos et tu commenceras un bon nombre de match à 10. Et ouai le football c’est pas que le PSG-Monaco du dimanche soir.

Voila mon bon Sapiens, tu sais tout ce qu’il faut savoir sur la ligue du dimanche, tu verras c’est l’enfer et c’est pour ça qu’on y retourne. Il faut juste que tu n’oublies pas que ce n’est qu’un sport, que tu n’est pas là pour jouer la coupe du monde et que si le tocard d’en face veut se fritter c’est juste parce qu’il n’a rien d’autres à faire de sa vie (oui je suis dur, mais c’est comme ça). Mais c’est vrai que dés fois tu te dis que tu serais mieux chez toi à jouer à monpetitgazon

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Amo

Sapiens qui roule n'amasse pas mousse... Mais je suis pas contre une petite mousse par contre ! Bienvenue sur OATPT l'ami, moi c'est Amo, 26 ans et toutes mes dents. Je teste un peu de tout, tant que ça me fait marrer, inutile de te dire que je ne testerai pas de bouffer les épinards aux oeufs dur de la cantine à nouveau...

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