Test sport : Saut à l’élastique

Salut à toi l’homo Sapiens, alors ça s’envoie en l’air ? Sans mauvais jeu de mot, nous autres, bande à Sapiens, on adore s’envoyer en l’air ! Et oui les sensations fortes c’est notre truc, on a quand même déjà testé pour toi de suivre un match de NBA en plein milieu de la nuit. Alors ? C’est nous ou c’est pas nous ? Pas convaincu hein… Je ne t’en veux pas. Mais cette fois on a décidé de faire un truc vraiment dingue, une expérience vraiment extrême, le saut à l’élastique.

Depuis plusieurs années, je voulais le faire, on parle d’une expérience de quelques secondes et pourtant c’est le plus grand frisson de toute ma vie. Du coup je te propose de te donner tous les détails de cette expérience pour que tu te décide à te lancer dans le vide ou qu’au contraire tu confirmes ton envie de rester tranquillement sur le plancher des vaches.

La bonne recette pour le saut à l’élastique, c’est d’abord l’occasion. Personnellement j’ai profité de l’anniversaire de notre Sapiens Val pour l’accompagner dans son cadeau de saut à l’élastique, le bon Ben ayant poney-piscine ce jour là il n’a pu que nous accompagner jusqu’en bas du pont. (Hein ?!?). Ensuite il faut te trouver un coin sympa pour le faire, non parce que le coté saut à l’élastique sur une tour montée exprès et avec devant soit uniquement les immeubles et le bitume, je trouve que personnellement ça manque d’ambiance. Après libre à toi de choisir ton décor, c’est aussi ça l’esprit Sapiens extrême.

Personnellement, on a choisi un beau petit patelin complètement paumé au fin fond du Roussillon pour ne faire qu’un avec la nature et partager le saut avec les oiseaux, les moustiques et autres insectes en tout genre. Ce qui est cool c’est que tu as le temps de cogiter à ton saut pendant le temps de trajet, au début je faisais clairement le malin mais bizarrement plus on approchait du point de destination, moins mes cordes vocales ne vibraient, trop occupées sûrement à contrôler les battements de coeur. Oui je n’ai pas honte de le dire, j’ai eu peur, mais moins que le pauvre gus qui est passé avant moi sur la planche… Mais on va y revenir 🙂

Vient donc le premier moment difficile, affronter le regard de l’obstacle… Dans mon cas, un pont de 77 mètres de hauteur en dessous duquel, la rivière asséchée n’avait laissé place qu’à des rochers plus saillants les uns que les autres. On déglutit un bon coup et on se décide à passer à la deuxième étape : « La monté vers l’enfer » environ 5 à 10 min de marche, à grimper un dénivelé vertigineux pour rejoindre le stand d’équipement, étape ultime avant de rejoindre LE PONT. Inutile de te dire cher Sapiens, que si le palpitant avait envoyé du lourd pendant le chemin en voiture, ici c’est un solo de batterie qui s’exécute dans la poitrine. Avec le bon Val on faisait clairement plus les fiers à ce moment là.

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Arrivé en haut, on retrouve un petit cabanon où un gentil monsieur nous explique qu’il va nous équiper avec un baudrier histoire de rester accrochés à l’élastique. A ce moment précis tu maudis ce type mais en même temps tu te dis que c’est un peu lui qui tient ta vie entre ses mains donc tu le vénères. Tu es donc dans un état second où tu tires la tronches mais ris quand même à ses blagues. Bref tu le laisses t’équiper en prenant soin de bien serré les sangles.

Vient donc l’heure de la dernière marche, celle qui te mènes vers la planche. Tu n’écoutes plus rien puis-qu’à partir du premier pas ton cœur a décidé d’injecter à ton cerveau, une réserve de sang pour tenir 3 semaines sans avoir à pomper. Franchement en vrai ça ressemble à une marche vers le peloton d’exécution dans mon esprit. Mais tu peux tirer un peu de réconfort dans le visage blême de ton pote. (D’où l’importance de ne pas être seul je le répète). Arrivé au niveau de la planche tu es rarement seul, il y a une petite file d’attente. J’ai eu la chance (ou pas) de voir un mec devant moi prendre 10 min pour sauter, tétanisé par la peur. Je te rassure Sapiens, la « chance » que j’y vois serait de ne pas être le seul à flipper. Mais il a finit par sauter… Pas le choix je dois le faire aussi.

Sous prétexte que c’était son anniversaire, j’ai poussé Val sur la planche en premier, il a prit son courage à deux mains et non sans quelques répliques cinglantes et quelques noms d’oiseaux que je te passerais ici, il a sauté. Dans un long cri à te glacer le sang certes mais il a sauté. Plus le choix c’est à moi…

Les 4 pas à faire sur la planche c’est quasiment de la torture, évidemment il ne faut pas regarder en bas, c’est la pire des idées qu’on peut avoir. Encore plus évident, c’est la première chose que tu vas faire une fois face au vide. #IdiotieHumaine. Là le responsable de l’élastique, pas sûr que ce soit le nom exact du poste, t’indique les quelques règles à respecter à savoir : « Regardez devant, et essayez de sauter par dessus la montagne la bas ». Merci l’ami.

Il faut que tu sâches mon bon Sapiens, que ce saut je le prépare mentalement depuis que j’ai 15 ans. Dans ma tête je voulais donc qu’il soit parfait. Je voulais pas me laisser tomber comme une pierre mais tenter le vrai saut de l’ange. L’idée c’était vraiment de me sentir soulevé dans les airs puis retomber. Mon cerveau en a donc décidé autrement, mes jambes faisant défaillance au moment du saut et le résultat ? Ca donne la vidéo ci dessous.

La descente est le moment à la fois le plus pénible et le plus fort en émotion. La chute libre, c’est vraiment un sentiment incroyable, tu ne maitrises rien du tout, même pas la possibilité de crier. Tout mon corps était attiré vers le sol (merci la gravité) sans aucun moyen de revenir en arrière ou de maîtriser la vitesse. Mon cerveau me disait « hurle, libère tout ! » et mon corps ne répondait pas, trop préparé à l’impact avec la roche.
Quand l’élastique commence à faire son boulot c’est un pur sentiment de bonheur, une libération. Le plus grand ascenseur émotionnel de ma vie pour le moment.

Tu vas donc te balancer pendant un petit moment jusqu’à retrouver la terre ferme. Ensuite tu peux compter une bonne heure de joie intense. Tout devient merveilleux, même le fait de marcher dans une crotte.

Et voilà mon bon Sapiens, tu sais tout sur cette expérience fabuleuse. De toi à moi, j’ai déjà envie d’en refaire un tellement j’y ai pris du plaisir. Alors le saut à l’élastique pour nous c’est un grand OUI.

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Amo

Sapiens qui roule n'amasse pas mousse... Mais je suis pas contre une petite mousse par contre ! Bienvenue sur OATPT l'ami, moi c'est Amo, 26 ans et toutes mes dents. Je teste un peu de tout, tant que ça me fait marrer, inutile de te dire que je ne testerai pas de bouffer les épinards aux oeufs dur de la cantine à nouveau...

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