Avis série : perdus dans la brume de The Mist

Salut à toi l’Homo Sapiens! Alors la dernière saison de Game of Thrones t’a plu? « Winter is coming » comme ils disent, et il va pas faire bon traîner dehors à mon avis dans la saison 8. En tout cas n’hésites pas à nous dire ce que tu en penses et à partager tes théories les plus folles sur notre forum!
Aujourd’hui dans le genre météo pourrie et danger surnaturel, je te propose un univers différent avec la série « The Mist ». Pourquoi météo pourrie? Attend de lire le pitch, tu vas comprendre.

Avant tout, sache que The Mist est une adaptation du roman éponyme (mot-compte-triple) de Stephen King. Stephen King est probablement un des plus grands auteurs de roman d’épouvante contemporain. En tout cas un des plus connus et des plus adaptés au cinéma ou à la télévision (Shining, Ca, Dead Zone…). Si tu as lu Stephen King ou que tu as vu certaines adaptations comme The Dome par exemple, tu reconnaîtras vite quelques ficelles de l’auteur. L’action se situe dans une petite ville du Maine dans le nord-est des Etats-Unis. Ambiance classique de ce type de bourgade : tout le monde se connait, se déteste plus ou moins, des parents aux enfants,  et tu sens que de vieilles rancœurs pourraient à tout moment resurgir si un événement improbable venait perturber la petite vie tranquille de tout ce beau monde. Manque de bol, un événement improbable arrive, et pas des moindre puisqu’une brume épaisse déferle un beau jour sur toute la ville. Jusque là rien de grave n’est-ce pas? Ouais, sauf que c’est pas une brume classique. Déjà on n’y voit plus à 2 mètres, mais surtout, on comprend bien vite qu’elle cache des créatures surnaturelles violentes et sanguinaires, et qu’elle a tendance à rendre fou si on y traîne trop longtemps.



Diffusée à l’Origine sur la chaine Spike aux Etats-Unis, Netflix a mis en ligne tous les épisodes fin août. Ce n’est donc pas une création de Netflix et ça se sent un peu. En effet, le service de streaming nous a habitué à de belles réalisation dernièrement (de House of Cards à Black Mirror en passant par Narcos ou Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire par exemple) et je trouve que la qualité de The Mist pâtit franchement de la comparaison.

 

Commençons par les points positifs.
Déjà, j’ai regardé 8 épisodes avant de venir te donner mon avis. Si la série avait été mauvaise, je n’aurai sans doute pas insisté autant.
Non, on peut dire que le mystère de la brume est plutôt bien entretenu et que tu as envie de regarder la série jusqu’au bout pour comprendre ce qu’il s’y passe. L’ambiance pesante, la tension entre les personnages est bien retranscrite et sans être un chef-d’oeuvre d’horreur, certaines scènes peuvent te faire sursauter dans ton canapé.

Ensuite, le sujet central de la série reste les relations humaines et la psychologie collective. La panique commence à prendre dans les différents groupes de réfugiés et grandit au fur et à mesure que la nourriture vient à manquer ou que des personnes disparaissent…

D’où vient cette brume? Pourquoi arrive-t-elle ici et maintenant? Quel rapport avec la base militaire secrète d’Arrowhead proche de la ville? Quelles sont les créatures cachées dans ce brouillard? Les questions ne manquent pas pour attiser la curiosité du spectateur et faire espérer de beaux rebondissements et des révélations.

Bref tout ça est bien prometteur et même si l’action est un peu lente dans les premier épisode, on accroche assez vite et on, veut voir la suite.

 

Côté négatif, plus la série avance plus on est frustré.
Pour commencer, je trouve les personnages beaucoup trop stéréotypés. L’ado rebelle, le père de famille honorable et héroïque, le jeune quaterback star du lycée, le shérif hautain et obtus… Rien de nouveau quoi. Du coup, on ne s’attache pas vraiment aux personnages, ils restent trop lisses, pas assez sophistiqués. Certaines intrigues auraient pourtant mérités d’être creusées, comme le passé de la junkie Mia ou de l’amnésique Bryan (ouais, même les prénoms sont hyper clichés…), ou les révélations spirituelles de Nathalie, ou même l’histoire de la ville et de la base militaire proche de Arrowhead… Non, l’action se concentre uniquement sur une demi-douzaine de personnages qui vont de micro-événement en micro-événement sans trop de logique et sans apprendre grand chose sur eux où sur leur histoire. Prises unes à unes, ces scènes finissent souvent par la mort tragique d’un personnage (généralement secondaire) et peuvent être efficaces, mais la vue d’ensemble laisse l’impression d’un juxtaposition de péripéties destinées à gagner du temps et à faire traîner la série en longueur. Se déplacer d’un point A à un point B dans une brume aussi épaisse peut être compliqué. Soit… Mais là, chaque décision des personnages semble caricaturale et mettre 8 épisode pour aller du poste de police au supermarché alors qu’on a déjà armes et véhicule…

Au final, la série devient prévisible et à moins d’un retournement de situation d’ici la fin de la saison 1, je suis quasi-certain de savoir à quoi m’attendre…

En conclusion, The Mist reste un bon divertissement, et tu ne t’ennuieras probablement pas en la regardant, mais ne t’attend pas à un thriller psychologique haletant ou à une série d’horreur à te cacher sous ta couette. L’ambiance est convaincante mais pas les personnages ni la plupart des situations. Bref tu as compris cher Sapiens, ça se laisse regarder mais ça ne restera pas dans l’histoire comme une série renversante.

Et pour finir, je te laisse avec le trailer de la série pour te mettre un peu dans l’ambiance.

 

Ben

Un Sapiens sachant tester doit savoir tester sans son chien… Ca tombe bien, je n’ai pas de chien de toute façon.
Bienvenue sur OATPT cher lecteur. Je me présente : Ben, 26 ans testeur de jeux-vidéo, livres ou voyages. Mon rêve après amener la paix dans le monde serait de convaincre mes collègues Sapiens d’ouvrir une section « bières du monde » sur ce blog. En attendant, j’espère que nos tests te seront utiles!

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